Recette tartelettes chocolat blanc framboise

Mini tartelettes framboise et chocolat blanc

Dans quelques mois, je vais être amenée à proposer un buffet de desserts pour un mariage. La future mariée voudrait plein de jolies pièces girly mais pas kitsch, aux saveurs estivales. Je vais donc tester plusieurs mignardises à la fois jolies et savoureuses !

Première mignardise : une petite bouchée croquante, composée d’une pâte sucrée à la vanille, d’un confit de framboises pas trop sucré, d’une ganache montée au chocolat blanc, le tout surmonté d’une framboise.

En ce qui concerne le déroulement de cette recette, je vous conseille de commencer par la ganache montée (qui doit idéalement reposer une nuit au frigo), puis de faire la pâte sucrée (elle doit passer une bonne heure au frais), et de terminer avec le confit de framboises.

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Pour 36 mini tartelettes environ

Pâte sucrée (recette topissime de Thierry Mulhaupt)

  • 125 g de farine
  • 75 g de beurre pommade
  • 15 g de poudres d’amandes
  • 45 g de sucre glace
  • 1 g de sel
  • 1 gousse de vanille
  • 25 g d’œuf (cassez un œuf, battez-le et prélevez-en 25 g)

Ganache montée au chocolat blanc

  • 200 gr de chocolat blanc de bonne qualité
  • 200 gr de crème liquide  (minimum 30% de matière grasse)

Confit de framboises

  • 100 g de framboises (surgelées, pour ma part)
  • 30 g de sucre
  • 1 pointe de couteau d’agar-agar
  • 10 g de jus de citron

Montage

  • 36 framboises fraîches
  • 100 g de chocolat blanc

Préparez la ganache montée

  1. Coupez le chocolat en petits morceaux.
  2. Faites bouillir la crème.
  3. Versez-en la moitié sur le chocolat et mélangez avec un fouet (sans incorporer trop d’air).
  4. Versez la seconde moitié de la crème et lissez bien le mélange.
  5. Laissez refroidir, puis conservez au frais (idéalement pendant une nuit. Si vous ne savez pas attendre, laissez-la au moins 1 heure au congélateur).
  6. Le lendemain, montez la ganache au moyen d’un fouet électrique (ou d’un robot, encore plus simple !)

Attention, si vous fouettez trop longtemps (expérience vécue), votre crème va grainer ! C’est très laid, mais surtout, la crème rend de l’eau, bref, catastrophe.

Préparez la pâte sucrée

  1. Mélangez à la maryse le beurre pommade avec la farine et les grains de vanille jusqu’à ce que le tout soit homogène.
  2. Ajoutez ensuite la poudre d’amandes et le sucre.
  3. Incorporez l’œuf et le sel.
  4. Mélangez juste assez pour que la pâte soit homogène. Ne travaillez pas trop cette pâte!
  5. Étalez-la sur une épaisseur de 2mm entre deux feuilles de papier sulfurisé. (La pâte est très collante: il faut donc obligatoirement passer par cette étape)Recette pâte sucrée
  6. Entreposez au frigo pendant 1 heure.
  7. A l’aide d’un emporte-pièce (5 cm de diamètre pour ma part), détaillez 36 mini-tartelettes dans la pâte. Vous devrez rassembler la pâte et l’étaler de nouveau pour pouvoir l’utiliser en entier.
  8. Retournez un moule à demi-sphères en silicone (j’ai pris un moule à cake pops). Posez un morceau de pâte sur chaque alvéole. La pâte froide risque de se casser si vous la pressez contre le moule. Attendez 5 minutes : elle sera ramollie, et vous pourrez lui donner délicatement la forme de la demi-sphère.pâte à tarte sucrée tartelettes
  9. Remettez le moule au frais le temps que votre four préchauffe à 170 degrés.
  10. Enfournez pour 10 minutes.
  11. Démoulez directement et laissez les mini-tartelettes refroidir sur une grille.

Préparez le confit de framboises

  1. Dans un poêlon, mélangez les framboises avec la moitié du sucre. Faites chauffer à feu doux jusqu’à ce que les framboises soient ramollies.
  2. Ajoutez ensuite l’agar-agar, le reste du sucre et le jus de citron.
  3. Faites bouillir pendant 2 minutes.
  4. Laissez refroidir et réservez au frais.

Montage

  1. Faites fondre le chocolat blanc et tapissez-en l’intérieur de chaque mini tartelette. C’est ce qui s’appelle chablonner: en refroidissant, le chocolat blanc forme une couche de protection qui permettra à la pâte de ne pas être trop vite ramollie par le confit.
  2. Laissez prendre le chocolat.
  3. Déposez une noix de confit de framboises sur chaque tartelette.
  4. Mettez votre ganache montée dans une poche, et garnissez généreusement votre mini tartelette.
  5. Au moment de servir, déposez une framboise sur chaque pièce.

 

tartelettes chocolat blanc framboise

Que lire en dégustant une mini tartelette framboise chocolat blanc?

 

En même temps que ces mignonnes mignardises destinées à célébrer l’amour (oui, oui, rien que ça!), je compte vous abreuver de textes romantiques.

Je commence cette série, qui s’annonce déjà très littéraire, par une lettre d’amour qu’a envoyé Gustave Flaubert à Louise Colet. Bon, cette Louise s’est apparemment tapé plusieurs écrivains de son époque, mais laissons ce détail de côté pour profiter pleinement de la plume de Gustave… (qui, vous le noterez, a le sentiment de mal écrire 🙂 )

 

Il y a douze heures, nous étions encore ensemble ; hier à cette heure-ci, je te tenais dans mes bras… t’en souviens-tu ? Comme c’est déjà loin! La nuit maintenant est chaude et douce ; j’entends le grand tulipier, qui est sous ma fenêtre, frémir au vent et, quand je lève la tête, je vois la lune se mirer dans la rivière.

Tes petites pantoufles sont là pendant que je t’écris ; je les ai sous les yeux, je les regarde. Je viens de ranger, tout seul et bien enfermé, tout ce que tu m’as donné ; tes deux lettres sont dans le sachet brodé ; je vais les relire quand j’aurai cacheté la mienne. Je n’ai pas voulu prendre pour t’écrire mon papier à lettres ; il est bordé de noir ; que rien de triste ne vienne de moi vers toi ! Je voudrais ne te causer que de la joie et t’entourer d’une félicité calme et continue pour te payer un peu de tout ce que tu m’as donné à pleines mains dans la générosité de ton amour. J’ai peur d’être froid, sec, égoïste, et Dieu sait pourtant ce qui, à cette heure, se passe en moi. Quel souvenir ! et quel désir ! Ah ! nos deux bonnes promenades en calèche ! Qu’elles étaient belles, la seconde surtout avec ses éclairs ! Je me rappelle la couleur des arbres éclairés par les lanternes, et le balancement des ressorts ; nous étions seuls, heureux. Je contemplais ta tête dans la nuit ; je la voyais malgré les ténèbres ; tes yeux t’éclairaient toute la figure. Il me semble que j’écris mal ; tu vas lire ça froidement ; je ne dis rien de ce que je veux dire. C’est que mes phrases se heurtent comme des soupirs ; pour les comprendre il faut combler ce qui sépare l’une de l’autre ; tu le feras, n’est-ce pas ? Rêveras-tu à chaque lettre, à chaque signe de l’écriture ? Comme moi, en regardant tes petites pantoufles brunes, je songe aux mouvements de ton pied quand il les emplissait et qu’elles en étaient chaudes… le mouchoir est dedans…

Ma mère m’attendait au chemin de fer ; elle a pleuré en me voyant revenir. Toi, tu as pleuré en me voyant partir. Notre misère est donc telle que nous ne pouvons nous déplacer d’un lieu sans qu’il en coûte des larmes des deux côtés ! C’est d’un grotesque bien sombre.

J’ai retrouvé ici les gazons verts, les arbres grands et l’eau coulant comme lorsque je suis parti. Mes livres sont ouverts à la même place ; rien n’est changé. La nature extérieure nous fait honte ; elle est d’une sérénité désolante pour notre orgueil. N’importe, ne songeons ni à l’avenir, ni à nous, ni à rien. Penser, c’est le moyen de souffrir. Laissons-nous aller au vent de notre cœur tant qu’il enflera la voile ; qu’il nous pousse comme il lui plaira, et quant aux écueils… ma foi tant pis ! Nous verrons…

Et ce bon X… qu’a-t-il dit de l’envoi ? Nous avons ri hier au soir. C’était tendre pour nous, gai pour lui, bon pour nous trois. J’ai lu, en venant, presque un volume. J’ai été touché à différentes places. Je te causerai de ça plus au long. Tu vois bien que je ne suis pas assez recueilli, la critique me manque tout à fait ce soir. J’ai voulu seulement t’envoyer encore un baiser avant de m’endormir, te dire que je t’aimais. A peine t’ai-je eu quittée, et à mesure que je m’éloignais, ma pensée revolait vers toi. Elle courait plus vite que la fumée de la locomotive qui fuyait derrière nous (il y a du feu dans la comparaison – pardon de la pointe). Allons, un baiser, vite, tu sais comment, de ceux que dit l’Arioste, et encore un, oh encore ! encore et puis, ensuite, sous ton menton, à cette place que j’aime sur ta peau si douce, sur ta poitrine où je place mon cœur.

Adieu, adieu. Tout ce que tu voudras de tendresses.

 

 

 

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2 Comments

  1. Bonjour,

    Elles ont l’air superbement bonnes vos tartelette !!!

    Peut-on congeler la pate sucrée , au moins pendant une semaine ?

    Merci pour votre réponse !

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