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Tarte au chocolat et au caramel beurre salé

Tarte au chocolat caramel beurre salé

Une petite boule de pâte sablée m’attend dans le congélateur depuis quelques semaines…et c’est la fête des mères en Belgique. Je suis de « corvée » gâteau et – les chiens ne font pas des chats – il se trouve que ma mère est une chocovore maladive. J’ai donc envie de tester la tarte au chocolat que Frédéric Anton a présentée dans Masterchef il y a quelques mois, avec les moyens du bord. La pâte sablée reste, invariablement, celle de Thierry Mulhaupt.

Mes beaux-parents m’ayant ramené un pot de caramel au beurre salé de leur dernier voyage, je me dis qu’en tapisser le fond de tarte avant d’y verser la ganache doit rendre le tout complètement délicieux !

En bref, un dessert facile à réaliser (si vous n’avez pas le courage de faire une pâte sablée, achetez-en une de qualité au supermarché – mais vraiment, quelle fainéantise ! :-)) et qui présente plutôt bien ! Accompagné de fruits frais, on culpabilise moins, mais surtout, c’est super bon !

 

  • Éléments perturbateurs pour la pâte sablée (moule de 20 cm de Ø )

 –          125 g de farine

–          75 g de beurre pommade

–          15 g de poudres d’amandes

–          45 g de sucre glace

–          1 g de sel

–          25 g d’œuf (vous cassez un œuf, le mélangez et en prélevez 25 g)

 

  • Éléments perturbateurs pour la ganache

 –          de la crème de caramel au beurre salé (toute faite, ou maison, c’est facile !)

–          20 cl de crème fraîche

–          7.5 cl de lait entier

–          20 g de beurre

–          200 g de chocolat noir

–         2 oeufs

tarte au chocolat et caramel beurre salé

 

  • Péripéties

–          Préparez la pâte :

fond tarte sucrée

–          Mélangez le beurre pommade avec la farine jusqu’à ce que le tout soit homogène.

–          Ajoutez ensuite la poudre d’amandes et le sucre.

–          Incorporez l’œuf avec le sel.

–          Mélangez juste assez pour que la pâte soit homogène. Ne travaillez pas trop cette pâte !

–          Étalez-la sur une épaisseur de 2mm entre deux feuilles de papier sulfurisé.

–          Entreposez au frigo pendant 1 heure.

–          Découpez un rond de 20 cm de diamètre et deux bandes de 2 cm sur 32 cm (il vous faut 64 cm en tout, peu importe comment vous les répartissez).

–          Beurrez votre cercle à tarte, posez-le sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

–          Posez le fond de tarte ainsi que les bords, en soudant bien les bandes entre elles (ça ne vous semblera pas parfait… pas grave, on rectifie ça après la cuisson !)

–          Mettez votre fond de tarte au frigo pendant 30 minutes.

–          Piquez le fond de tarte avec une fourchette, recouvrez-le de papier sulfurisé et mettez des poids sur ceux-ci (pour ma part, des pâtes crues).

–          Enfournez dans un four préchauffé à 170°C pendant 20 minutes.

–          Lorsque la tarte est cuite, démoulez-la et laissez-la refroidir sur une grille. N’éteignez pas le four!

 

 C’est le moment où votre tarte va vous décevoir : elle est moche, pas très régulière, a des petites excroissances par ci par là… Mais vous possédez une arme secrète : le pèle-légumes ! Passez-le comme un rasoir sur les bords pour égaliser tout ce qui peut l’être !

 

–          Étalez une fine couche de crème caramel beurre salé sur le fond de tarte, et entreposez-le au frigo.

fond de tarte caramel beurre salé

–          Préparez la ganache :

–          Faites bouillir la crème, le lait et le beurre.

–          Pendant ce temps, coupez le chocolat en petits morceaux (s’ils sont trop gros, ils ne fondront pas entièrement).

–          Battez les œufs à part avec une fourchette, juste assez pour que le jaune et le blanc soient parfaitement mélangés.

–          Versez la crème bouillante sur le chocolat et mélangez délicatement pour ne pas incorporer de bulles d’air.

–          Lorsque le chocolat est homogène, ajoutez-y les œufs. Là encore, mélangez délicatement.

–          Versez le chocolat sur le fond de tarte (vous en aurez un peu trop, cuisez-le à part dans un ramequin à crème brûlée!) posé sur la plaque du four.

–          Enfournez. Après 5 minutes, éteignez le four et laissez cuire encore 20 minutes (après ces 25 minutes, faites légèrement bouger la tarte : si elle tremblote légèrement, c’est cuit ! Si elle tremblote trop, prolongez la cuisson de 5 minutes).

Ne tentez pas de bouger cette tarte avant 5 bonnes minutes, elle se briserait. Attendez donc qu’elle se solidifie, puis transvasez-la sur une grille. Conservez-la à température ambiante.

 Note pour moi-même (mais je vous la partage quand même): une fois ma tarte sortie du four, je ne suis pas super satisfaite des petits bulles qui en parsèment la surface. Un petit tour sur le net me donne une astuce à essayer la prochaine fois: passer un coup de chalumeau sur la surface avant d’enfourner? A voir!

tarte chocolat caramel beurre salé

Que lire en mangeant une part de tarte au chocolat caramel beurre salé?

 

Le thème de la mère me fait penser à un bouquin magnifique que j’avais lu il y a quelques années, et que j’ai dès lors relu avec grand plaisir: « Prodige » de Nancy Huston. Je l’ai déjà écrit ici, mais cette franco-canadienne écrit de vraies perles. C’est toujours poétique mais sans pédantisme, j’adore!

« Prodige », c’est une histoire de femmes. On y fait la rencontre de Lara, qui accouche (très!) prématurément de sa fille Maya. Cette dernière devient, à 10 ans à peine, un prodige du piano. Quel rôle Lara peut-elle jouer dans l’existence de sa fille, qui a eu tellement besoin d’elle pour survivre et qui, de par sa musique, acquiert maintenant une indépendance précoce? La polyphonie de ce récit (et de biens d’autres romans rédigés par Huston) lui permet d’aborder un éventail de thèmes chers à l’auteur: la musique, l’enfance, le lien maternel, le détachement, l’hérédité,…

Prodige Huston

SOFIA

Ah je les sens d’ici, depuis ma fenêtre. Pas trop mal cette année, les roses de Larissa, et ses delphiniums. Elle essaie de bien faire. Elle s’applique toujours, ma fille.
Je l’entends qui s’applique au piano en ce moment. Toujours cette fugue de l’opus 106, d’une difficulté diabolique. Voilà plus d’un mois qu’elle la travaille et ça refuse encore de couler, de faire sens sous ses doigts… Eh non ! C’est pas ça. Elle n’y arrive pas. Mais enfin, se dit-elle, ça n’est pas fait pour des doigts humains ? Et de recommencer en poussant des soupirs de rage.
Oui je les connais par cœur, les tourments de Larissa.

LARA

En sueur déjà. En sueur encore. La sueur qui me picote le front, le dos. J’arrête. J’inscris férocement des doigtés sur la partition avec un crayon noir, tout en sachant que je ne m’y tiendrai pas, que je les transgresserai à la première occasion. Puis je me lance, m’élance à nouveau contre le mur de notes pour tenter de le transformer en vague. Échoue. Achoppe. Le mouvement
qui s’arrête. La vérité, la beauté qui s’arrêtent.
Jamais je n’y aurai droit.

SOFIA

Jamais je n’y aurai droit, se dit-elle. Je sais ce qu’elle se dit, ma dotchenka. Le piano, se dit-elle, est à la fois ce qui me permet et ce qui m’empêche de m’exprimer. Ah ! Si seulement elle songeait à exprimer Beethoven au lieu d’elle-même !
Elle a tout le corps crispé. C’est mauvais, très mauvais pour l’enfant. Je la connais, elle se sent coupable. Eh bien c’est simple, elle n’aurait jamais dû renier Dieu. Ils s’estiment tellement malins, les athées ! Au moins quand on croit en Dieu on a une bonne grosse raison pour se sentir coupable et voilà, on ne se tracasse plus.

LARA

Inspirer à fond. Expirer en comptant jusqu’à neuf, comme dans mes cours de yoga pour préparer l’accouchement. M’efforcer à la patience et au calme. Desserrer les mâchoires. Détendre les muscles des mollets. Respirer. Recommencer. Bon, on y va…


 



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