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Pâte de pistache maison

Pâte de pistache maison

Il est des choses, étrangement, qu’on n’envisage pas de faire soi-même. Jusqu’au jour où, par la force des choses (que ce soit un portefeuille vide ou un placard désert), on se rend compte que c’est non seulement moins cher, mais également aussi facile à réaliser qu’à acheter! La pâte de pistache maison , venant ici de Pierre Hermé, est dès lors apparue dans mon quotidien comme une tuerie facile d’accès!

Avant cela, je m’en procurais chez G. Detou à Paris: 14 euros pour un pot de 150 grammes… La pâte maison revient non seulement bien moins cher (on tourne autour des 8 euros les 200 grammes), mais ce qui m’importe surtout, c’est son côté naturel! On a souvent l’habitude de voir une ganache pistache fort verte, comme dans les macarons par exemple, mais c’est une erreur: la vraie pâte de pistache tire franchement vers le brun!

Le goût de votre pâte dépendra bien sûr de la qualité de vos pistaches. Soyez difficiles et privilégiez les fruits secs de bonne qualité: le résultat n’en sera que meilleur (même si vous trouverez ça fort onéreux! En ce moment, on tourne autour des 6 euros/200 grammes).

En ce qui concerne la conservation, cette pâte doit être mise dans un récipient hermétique, mais pas au frigo. Gardez-la à côté du Nutella. Mais, contrairement à ce dernier, l’absence de conservateurs vous obligera à la consommer dans les 2 semaines.

  • Éléments perturbateurs

– 250 g de pistaches nature émondées (donc, non salées!)

– 60 g de poudre d’amandes

– 120 g de sucre

– 40 g d’eau

– 2 CS d’huile neutre (huile d’arachide, pour ma part, mais vous pouvez aller vers une huile de tournesol par exemple)

– 3 gouttes d’essence d’amande

 

  • Péripéties

– Préchauffez votre four à 150°C en chaleur tournante.

– Étalez les pistaches sur votre plaque de four recouverte de papier sulfurisé (ou d’un silpat). Enfournez-les pour 15 minutes pour les faire torréfier (elles dégageront ainsi toute leur saveur!).

– Mettez le sucre et l’eau dans un poêlon. Lorsque le sirop atteint 120 °C, versez-y les pistaches et remuez jusqu’à ce qu’elles soient enrobées de sucre.

– Versez le tout dans votre mixeur. Ajoutez la poudre d’amandes, et faites tourner le robot pendant 3-4 minutes.

– Lorsque le mélange devient fin, ajoutez-y l’huile et l’essence d’amande.

– Mixez jusqu’à ce que le mélange forme une pâte plus ou moins lisse (moi, j’aime quand il reste des fins morceaux! Avec mon thermomix, ça a duré 5 minutes. Je pense qu’avec un mixeur « normal », il faut au moins doubler le temps).

Pour épargner votre robot, arrêtez-le de temps en temps! Vous raclerez ainsi les bords et éviterez la surchauffe!

– Mettez la pâte dans un pot hermétique.

pâte de pistache maison

Que lire en trempant sa cuillère dans la pâte de pistache?

 

Un peu de littérature belge et, même, un peu de surréalisme chauvin avec la nouvelle « Le fils » de Jacqueline Harpman. Je n’ai pas aimé tous les ouvrages de cette grande dame, mais je lui laisse le mérite d’avoir une plume fine et une imagination immense.

« Le fils » est issu d’un recueil de nouvelles joliment intitulé « Jusqu’au dernier jour de mes jours » et dont la particularité est de compiler des récits ayant la femme comme thème commun. Harpman n’en fait pas l’apologie, au contraire: elle en relève les faiblesses, les bassesses et les mauvaises intentions. Ainsi, elle présente dans « Le fils » une femme de soixante ans qui, pour combler sa solitude, décide de mettre un enfant au monde (je vous laisse découvrir l’identité du père…) et de le protéger de tout ce qui l’entoure. Donatien se retrouve donc isolé dans une époque qu’il croit réelle, mais qui n’est que pure construction de sa génitrice.

 

On me déposa dans son utérus un jeudi matin de novembre. L’hiver commençait tôt cette année-là, il neigeait. L’époux qui n’était pas mon père roula trop vite en se rendant à l’hôpital où avait lieu la cérémonie, il dérapa, grimpa l’accotement à cent-cinquante kilomètres à l’heure, la voiture s’envola, tourna sur elle-même et s’abattit cul par-dessus tête sur les labours d’hiver. Par crainte du choc émotionnel, on s’abstint d’informer ma mère qu’elle était veuve avant que l’opération ne fût achevée. Mon oncle, qui était mon père, fut donc celui qui vit la seringue disparaître sous les champs qui recouvraient le ventre de maman. C’était une âme sensible, il versa un pleur.

– C’est mon fils, dit-il.

– C’est ma fille, rétorqua-t-elle.

A la quatrième échographie, on sut que mon père avait raison.

 

harpman

 

 



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