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Misérable (biscuit moelleux aux amandes et crème au beurre vanille)

Misérable

Ce gâteau est une commande pour un fana de crème au beurre.

J’avoue ne pas être spécialement adepte de cette garniture, qui est bien souvent lourde et indigeste. Mais il faut bien avouer que le petit goût d’amande et la touche de vanille confèrent à cette pâtisserie une douceur très agréable! Et puis, personne ne vous force à manger une part énorme…

En ce qui concerne le nom de ce gâteau, je n’ai trouvé aucune explication! J’imagine que c’est en rapport avec le côté assez basique des ingrédients qui le composent, mais si quelqu’un pouvait éclairer ma lanterne, j’en serais ravie!

  •  Éléments perturbateurs pour le biscuit (pour 4 gâteaux de 5 cm de côté)

– 125 g de blancs d’œuf

– 25 g de sucre en poudre

– 125 g de sucre impalpable

– 125 g de poudre d’amande

– 25 g de farine

 

  • Éléments perturbateurs pour la crème au beurre

– 125 g d’eau

– 1 gousse de vanille

– 125 g de sucre

– 4 jaunes d’œuf

– 300 g de beurre doux

misérable

  • Péripéties pour le biscuit

– Préchauffez votre four à 180 degrés (sortez-en la plaque).

– Recouvrez votre plaque de four de papier sulfurisé.

– Tamisez ensemble la farine, la poudre d’amande et le sucre impalpable.

– Montez les blancs en neige très fermes, en ajoutant le sucre en poudre lorsqu’ils deviennent mousseux.

– Incorporez délicatement le mélange tamisé aux blancs d’œufs (ne versez pas les poudres en une seule fois, cela risquerait de faire retomber les blancs).

– Étalez cette pâte sur la plaque au moyen d’une spatule (ma plaque fait 20 x 30 cm, ce qui donne une épaisseur de pâte d’environ 1 centimètre).

– Enfournez pour 10-12 minutes : le biscuit doit être légèrement doré.

– Sortez le biscuit du four, retournez-le sur une grille et décollez doucement le papier sulfurisé.

– Laissez le biscuit refroidir pendant que vous préparez la crème.

 

  • Péripéties pour la crème au beurre

– Sortez le beurre du frigo et coupez-le en petits morceaux.

– Fendez la gousse de vanille et mettez-la dans une casserole avec l’eau.

– Portez à ébullition, coupez le feu et laissez infuser pendant 10 minutes.

– Ôtez la gousse, ajoutez le sucre et portez de nouveau à ébullition.

– Versez le sirop ainsi obtenu sur les jaunes d’œuf, en mélangeant pour éviter ce que ces derniers cuisent.

– Reversez le tout dans la casserole et, à feu doux, faites épaissir le mélange (cela prend environ 10 minutes).

– Versez cette crème dans le bol du batteur, et fouettez jusqu’à complet refroidissement (environ 10 minutes également).

– Sans cesser de fouetter, ajoutez petit à petit les morceaux de beurre.

 

Ne placez pas la crème au frigo : vous devez l’utiliser directement, sinon elle va durcir et il sera impossible de la manipuler.

 

  • Péripéties pour le montage

– Mettez la crème au beurre dans une poche à douille (il n’est pas nécessaire d’y mettre une douille).

– A l’aide d’un emporte-pièce, détaillez un nombre pair de morceaux dans le biscuit.

 Vous pouvez faire un grand misérable ou, comme moi, opter pour des portions individuelles. Si vous faites un grand gâteau, coupez simplement le biscuit en 2 parts égales.

– Placez un biscuit dans le fond de chaque emporte-pièce. Déposez une bonne couche de crème au beurre par-dessus (environ 1.5 cm).

– Posez le second biscuit sur la crème, en pressant bien pour répartir la crème de manière homogène.

 Si vous optez pour un grand misérable et que vous ne possédez pas de cadre à cette taille, étalez généreusement la crème sur le premier biscuit, posez ensuite le second et pressez doucement. Au moyen d’une petite spatule, raclez les bords pour égaliser la crème qui déborde.

– Entreposez vos misérables au frigo pendant au moins 2 heures.

– 15 minutes avant de servir, sortez-les du frigo et démoulez-les (un poussoir sera très utile!).

Il est important que ce gâteau revienne presque à température ambiante. Si vous le dégustez à la sortie du frigo, la crème au beurre sera beaucoup trop dure!

– Saupoudrez-les de sucre impalpable et, si nécessaire, détaillez-les en portions plus petites.

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Une portion de 5 cm sur 5…beaucoup trop copieuse! J’ai donc découpé chaque gâteau en 4, pour obtenir de petites parts bien plus digestes.

 

Que manger en dégustant une part de misérable?

 

Je continue ma série « lettre d’amour », en vous partageant cette missive du poète Apollinaire à Louise de Coligny-Châtillon, dite « Lou ». Elle date du 28 septembre 1914; la veille, le poète et sa future muse se rencontrent et inhalent ensemble des vapeurs d’opium. La liaison entre les amants durera un an, mais leur correspondance prolifique continuera bien après leur rupture.

 

Vous ayant dit ce matin que je vous aimais, ma voisine d’hier soir, j’éprouve maintenant moins de gêne à vous l’écrire. Je l’avais déjà senti dès ce déjeuner dans le vieux Nice où vos grands et beaux yeux de biche m’avaient tant troublé que je m’en étais allé aussi tôt que possible afin d’éviter le vertige qu’ils me donnaient.


C’est ce regard-là que je revois partout, plutôt que vos yeux de cette nuit dont mon souvenir retrouve surtout la forme et non le regard.
De cette nuit bénie j’ai avant tout gardé devant les yeux le souvenir de l’arc tendu d’une bouche entr’ouverte de petite fille, d’une bouche fraîche et rieuse, proférant les choses les plus raisonnables et les plus spirituelles avec un son de voix si enchanteur qu’avec l’effroi et le regret où nous jettent les souhaits impossibles je songeais qu’auprès d’une Louise comme vous, je n’eusse voulu être rien d’autre que le Taciturne.
Puissé-je encore toutefois entendre une voix dont le charme cause de si merveilleuses illusions !


Vingt quatre heures se sont à peine écoulées depuis cet événement que déjà l’amour m’abaisse et m’exalte tour à tour si bas et si haut que je me demande si j’ai vraiment aimé jusqu’ici.


Et je vous aime avec un frisson si délicieusement pur que chaque fois que je me figure votre sourire, votre voix, votre regard tendre et moqueur il me semble que, dussé-je ne plus vous revoir en personne, votre chère apparition liée à mon cerveau m’accompagnera désormais sans cesse.


Ainsi que vous pouvez voir, j’ai pris là, mais sans le vouloir, des précautions de désespéré, car après une minute vertigineuse d’espoir je n’espère plus rien sinon que vous permettiez à un poète qui vous aime plus que la vie de vous élire pour sa dame et se dire, ma voisine d’hier soir dont je baise les adorables mains, votre serviteur passionné.

 

 



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