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Macarons au chocolat au lait

macarons chocolat au lait

Une petite douceur pour laquelle on se damnerait, et qui en plus est super facile à faire, ce qui ne gâche rien!  Je déteste qu’on me rabâche toujours la fameuse phrase « après une nuit au frigo, ils seront encore meilleurs », mais… c’est vraiment vrai!

  • Ingrédients (pour 25 macarons)

 –          50 coques de macarons

–          200 g de chocolat au lait (le Côte d’Or est, pour moi, inégalable!)

–          100 gr de crème à 30% de MG

 

  • Recette :

 –          Coupez le chocolat en petits morceaux.

–          Faites bouillir la crème, et versez-la sur le chocolat. Mélangez au fouet sans incorporer d’air, jusqu’à ce que vous atteigniez l’émulsion (les deux éléments se mélangent intimement).

–          Faites prendre la ganache au frigo.

–          Garnissez vos macarons d’une cuillère à café de ganache.

macarons chocolat au lait

Coques parsemées avant cuisson de gavottes émiettées

Que lire en dégustant un macaron au chocolat au lait?

Je vous propose aujourd’hui un cocorico national, puisqu’Henry Bauchau est un auteur belge. Il est décédé il y a un peu plus d’un an, laissant derrière lui une quantité d’ouvrages remarquables. Pour ceux qui suivent, et pour la petite anecdote, c’est l’oncle de François Emmanuel, auteur dont je vous parlais ici ( des macarons aussi, pur hasard).

Son attrait pour Oedipe vient sans nul doute de son métier de psychothérapeute; ici, c’est surtout le mythe qui l’intéresse. Quoi qu’il en soit, et c’est le cas de la majorité de ses romans, les deux volets (romance et psycho) se mêlent intimement.

Parti pris original: Bauchau commence son histoire à la fin du mythe, c’est-à-dire lorsqu’Oedipe s’est déjà crevé les yeux et erre, blessé, dans les terres aux alentours de Thèbes. Ce cheminement l’amènera à expérimenter des formes d’art diverses pour, finalement, se retrouver. Retenez de ce livre la beauté des phrases courtes, le caractère initiatique de la quête et, il faut bien l’avouer, le côté un peu hermétique d’une histoire on ne peut plus dense.

Pour vous rafraîchir la mémoire, Bauchau a quand même pensé à vous faire un petit résumé :

Antigone ne court plus, elle sait qu’il lui suffit de marcher pour rattraper Œdipe. Elle le suit mais son cœur tire, son cœur l’attire non pas vers lui mais vers Thèbes. Devant elle la haute silhouette de son père avance avec peine, avec cette obstination insensée qu’il a toujours eue. Elle sent monter, bouillonner sa colère contre lui. Pourquoi l’a-t-il appelée dans son cœur si c’était pour la repousser ensuite? Pourquoi est-il resté si longtemps à Thèbes dans cette position humiliante et déchue si c’était pour en partir brusquement? Les conséquences sont là, les deux frères aspirant à la royauté et dressés plus que jamais l’un contre l’autre. Lui-même, cassé du palais et de la ville comme une bête. Et moi, ne pouvant plus supporter ce désastre, qui le suis sans manteau, sans souliers pour la marche, laissant Ismène toute seule au milieu des luttes et des intrigues du palais.

Tandis qu’elle se rapproche du grand corps courbé qui avance en trébuchant sur les pierres et dans les ornières du chemin, elle sent monter sa colère contre ceux qui l’ont chassé et celui qui les manœuvre tous: Créon. Créon qui aime tellement Ismène à cause de sa ressemblance avec Jocaste, tandis qu’elle, Antigone, c’est de son père qu’elle tient sa taille trop haute pour une fille et ce visage aujourd’hui brouillé et sans grâce dont sa mère pourtant disait: « Tu ressembles à ton père, prends patience, tu seras belle, peut-être très belle ».

 

Oedipe sur la route

Coup de coeur pour cette illustration magnifique!





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One thought on “Macarons au chocolat au lait

  1. Sev

    20 nov on 2013 at 14:16

    Ah ce cher Bauchau! Encore un souvenir de nos années de romanes 😉 Je me souviens avoir choisi le thème de la musique comme sujet d’étude pour le travail à rendre sur cette oeuvre.

    Par contre, je n’ai jamais été une grande fan des macarons chocolat, que ce soit noir ou au lait. Peut-être la combo choco-framboise me plairait-elle? Mes préférés restent citron, vanille bourbon et caramel au beurre salé. Ceux achetés en boulangerie ne me plaisent pas autant que ceux réalisés maison par une amie qui vient à l’atelier de sculpture (elle en fait à chaque fois pour son annif et je deviens dingue! :p)

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