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Macarons à la pomme vanillée

macarons à la pomme vanillée

Lorsque je vais chez Ladurée ou Hermé (oui, oui, c’est mon quotidien… Non, je rigole), j’aime beaucoup les macarons fruités. Mais quand il s’agit de les faire à la maison, je suis toujours moins convaincue. La bonne texture n’est pas évidente à obtenir, le macaron est vite détrempé… Là, pour une fois, je suis contente du résultat! Certes, ce n’est jamais qu’une compote de pommes, mais ce petit goût vanillé est assez agréable et l’ensemble est très frais (ce qui, il faut l’avouer, n’est pas l’apanage du macaron).

  • Éléments perturbateurs (pour 30 macarons)

–          60 coques de macarons vertes

–          2 pommes (on est environ à 220 gr de pommes pelées)

–          60 g de sucre en poudre

–          1 gousse de vanille

–          ½ cc d’agar agar

 

  • Péripéties 

–          Pelez et coupez les pommes en brunoise (en petits morceaux, quoi (c’est très belge comme expression ça, non?)).

–          Mettez les ¾ des pommes et le sucre dans une casserole sur feu moyen. Mélangez pour enrober toutes les pommes de sucre.

–          Incisez et grattez la gousse de vanille. Mettez les graines et la gousse dans la casserole.

–          Laissez ramollir les pommes pendant environ 10 minutes.

–          Ajoutez les pommes crues et faites cuire encore 5 minutes. Portez à ébullition (ce ne seront pas de gros bouillons, mais observez le fond de la casserole: le jus qui s’y trouve doit bouillir).

 

Macarons à la pomme compotée vanille

A droite, les pommes commencent à cuire, enrobées de sucre. A gauche, elles atteignent la consistance parfaite!

–          Ôtez la gousse.

–          Saupoudrez d’agar agar et laissez bouillir tout en mélangeant pendant 1 minute.

–          Laissez refroidir, puis entreposez au frigo pendant 3 heures.

–          Garnissez vos macarons d’une cuillère à café de ganache.

 

Attention, c’est une ganache très humide ! Contrairement aux ganaches à base de chocolat, celle-ci va fortement humidifier les coques. Pensez donc à déguster vos macarons le jour-même ou, maximum, le lendemain.

 

D’autres macarons qui valent la peine d’être goûtés:

Macarons à la pomme vanillée

 Que lire en dégustant un macaron à la pomme vanillée?

Le lien vous paraît peut-être ténu, MAIS il est pourtant très clair. Pomme = Adam et Eve = couple maudit = « Le potentiel érotique de ma femme ». Foenkinos est davantage connu pour La délicatesse (que j’ai d’autant plus apprécié après avoir vu l’adaptation cinématographique), mais il a écrit quelques petits bijoux!

Dans ce récit, on nous brosse le portrait d’Hector, un collectionneur maladif ( mes préférées: la collection de badges électoraux, celle des étiquettes à fromage, celle des cuillères en porcelaine). C’est un homme visiblement perturbé, et sa solitude (ainsi que ses relations avec sa mère, tiens donc) n’y est pas pour rien! Puis vient Brigitte. Une rencontre qui bouleverse tout… mais pas tant que ça! En effet, Hector envoie valser ses anciennes collections pour se consacrer à un recueil bien moins palpable: celui de sa femme. Alors qu’il pensait être guéri, il va pourtant sombrer dans la folie…

Un récit plutôt drôle à lire dans sa première partie… et assez interpellant dans la seconde! Ce n’est certes pas un chef d’œuvre, mais il a le mérite de l’originalité et de l’inattendu! En cela, je trouve qu’il se rapproche assez bien de notre littérature belge, notamment du « Monsieur » de Jean-Philippe Toussaint.

 

lepotentielerotiquedemafemme

« Hector, tu as replongé! »

Dans un premier temps, Hector pensa piscine. Puis, il sortit la tête de l’eau pour comprendre le sens figuré du mot « replongé ». Il lui fallait du silence pour digérer la terrible annonce. Tout concordait, chaque parcelle de sa nouvelle passion collait, instant par instant à sa vie d’avant. Cette fascination foudroyante pour un objet, et l’envie irrépressible de le collectionner. Cette fascination foudroyante pour un moment de sa femme, et cette envie irrépressible de le revivre. Il énonça alors, en détachant chaque syllabe, cette sentence: « Je collectionne les moments où ma femme lave les vitres. » Hector répéta cent douze fois cette phrase. La sueur, la frénésie, il collectionnait un moment de sa femme. Encore et encore, le choc de l’évidence. Et plus il y pensait, plus il avait envie d’un petit coup de lavage de vitre; il était déjà accro. Il essaye de ne pas pleurer, et pourtant comment faire pour ne pas penser à cette terrible question: était-il possible d’être un autre homme? En rencontrant Brigitte, il avait cru toucher à la merveille de l’unicité, à la femme des femmes unique dans chacun de ses gestes, unique dans sa façon unique de se mordiller les lèvres, de passer ses mains dans ses cheveux du matin, avec sa grâce et son élégance, femme des femmes, unique en écartant les cuisses. Et pourtant, rien à faire, toujours la même saloperie, lancinante et absurde, toujours cette vie de ver de terre à mener dans une terre réduite.

 

 

 

 



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