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Macarons croquants à la pistache

 Macarons à la pistache

Un basique dans le monde du macaron! Cette ganache est à base de chocolat blanc et de pâte de pistache: vous trouverez cette dernière dans le commerce, mais vous pouvez tout à fait la réaliser vous-même.

Je testerai, dans un futur proche, une garniture pistache sans chocolat blanc. J’aimerais en effet avoir un goût encore plus fort en pistache; or, le chocolat blanc atténue beaucoup les saveurs! A suivre, donc…

  • Éléments perturbateurs (pour 25 macarons)

 –          50 coques de macarons

–          200 g de chocolat blanc

–          100 gr de crème à 30% de MG

–          2 CC de pâte de pistache (dans le commerce, ou maison c’est 1000 fois mieux: recette ici)

–          quelques pistaches

 

  • Péripéties:

 –          Coupez le chocolat en petits morceaux.

–          Faites fondre la pâte de pistache dans la crème. (La pâte de pistache ne fond pas facilement, vous risquez d’avoir des morceaux : si c’est le cas, passez un coup de mixeur dans la crème).

–          Faites bouillir la crème, et versez-la sur le chocolat. Mélangez au fouet jusqu’à ce que vous atteigniez l’émulsion (les deux éléments se mélangent intimement)

–          Faites prendre la ganache au frigo.

–          Garnissez vos coques d’une cuillère à café de ganache à la pistache et de brisures de pistaches pour le côté croquant.

 

Macarons à la pistache

 

 

 

Que lire en dégustant un macaron à la pistache?

 

beigbeder couverture

 

C’est mon ours qui dévore les macarons à la pistache… alors c’est une de ses lectures fétiches que je vous propose ci-dessous. (J’aime beaucoup ce récit de Beigbeder, ainsi que « 99 francs »… les autres m’ont donné la nausée!)

Même si vous connaissez certainement ce récit, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager cet extrait savoureux:

 

On peut être grand, brun, et pleurer. Pour ce faire, il suffit de découvrir tout d’un coup que l’amour dure trois ans.

C’est le genre de découverte que je ne souhaite pas à mon pire ennemi – ce qui est une figure de style puisque je n’en ai pas. Les snobs n’ont pas d’ennemis, c’est pour quoi ils disent du mal de tout le monde: pour essayer d’en avoir.

Un moustique dure une journée, une rose trois jours. Un chat dure treize ans, l’amour trois. C’est comme ça. Il y a d’abord une année de passion, puis une année de tendresse et enfin une année d’ennui.

La première année, on dit: “Si tu me quittes, je me tue.”

La seconde année, on dit: “Si tu me quittes, je souffrirai mais je m’en remettrai. ”

La troisième année, on dit: “Si tu me quittes, je sabre le Champagne.”

Personne ne vous prévient que l’amour dure trois ans. Le complot amoureux repose sur un secret bien gardé. On vous fait croire que c’est pour la vie alors que, chimiquement , l’amour disparaît au bout de trois années. Je l’ai lu dans un magazine féminin: l’amour est une poussée éphémère de dopamine, de noradrénaline, de prolactine, de lulibérine et d’ocytocine. Une petite molécule, la phényléthylamine (PEA), déclenche des sensations d’allégresse, d’exaltation et d’euphorie. Le coup de foudre, ce sont les neurones du système limbique qui sont saturés en PEA. La tendresse, ce sont les endorphines (l’opium du couple). La société vous trompe: elle vous vend le grand amour alors qu’il est scientifiquement démontré que ces hormones cessent d’agir après trois années. D’ailleurs, les statistiques parlent d’elles-mêmes: une passion dure en moyenne 317,5 jours (je me demande bien ce qui se passe durant la dernière demi-journée…), et, à Paris, deux couples mariés sur trois divorcent dans les trois ans qui suivent la cérémonie. Dans les annuaires démographiques des Nations Unies, des spécialistes du recensement posent des questions sur le divorce depuis 1947 aux habitants de soixante-deux pays. La majorité des divorces ont lieu au cours de la quatrième année de mariage (ce qui veut dire que les procédures ont été enclenchées en fin de troisième année). “ En Finlande, en Russie, en Égypte, en Afrique du Sud, les centaines de millions d’hommes et de femmes étudiés par l’ONU, qui parlent des langues différentes, exercent des métiers différents, s’habillent de façon différente, manipulent des monnaies, entonnent des prières, craignent des démons différents, nourrissent une infinie variété d’espoirs et de rêves… connaissent tous un pic des divorces juste après trois ans de vie commune. ” Cette banalité n’est qu’une humiliation supplémentaire. Trois ans! Les statistiques, la biochimie, mon cas personnel: la durée de l’amour reste toujours identique. Coïncidence troublante. Pourquoi trois ans et pas deux, ou quatre, ou six cents? À mon avis, cela confirme l’existence de ces trois étapes que Stendhal, Barthes, et Barbara Cartland ont souvent distinguées: Passion-Tendresse-Ennui, cycle de trois paliers qui durent chacun une année – un triangle aussi sacré que la Sainte Trinité.

La première année, on achète des meubles.

La deuxième année, on déplace les meubles.

La troisième année, on partage les meubles.

 La chanson de Ferré résumait tout: “Avec le temps on n’aime plus.” Qui êtes-vous pour oser vous mesurer à des glandes et des neurotransmetteurs qui vous laisseront tomber inéluctablement à la date prévue? À la rigueur on pouvait discuter le lyrisme du poète, mais contre les sciences naturelles et la démographie, la défaite est assurée.



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One thought on “Macarons croquants à la pistache

  1. Sev

    27 oct on 2013 at 18:54

    C’est drôle les similitudes en lecture… Ce roman je l’ai lu 2x (la seconde après une rupture! ;p) J’ai bcp aimé « 99 francs » aussi mais je me suis arrêtée là. Bien que le style assez cru et l’esprit cynique de Beigbeder me plaisent particulièrement, j’ai l’impression que son écriture est redondante et finirait par me lasser.

    Par contre, la préface de « Premier bilan après l’apocalypse » est un super plaidoyer pour le livre papier. C’est intéressant à travailler en classe (un extrait) dans le cadre d’une séquence sur les écrits engagés ou sur l’argumentation. Je te dis ça au cas où ça t’intéresse…

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