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Financiers tout simples

financiers

 

J’ai découvert le financier très tard, bêtement parce que le nom ne me donnait tout simplement pas envie (financier ça rime avec chiffres…très peu pour moi!). Grossière, grossière erreur! Parce que, qu’est-ce que c’est BON cette petite chose! Et simple à faire en plus! Et peu calorique! (Non, je déconne).

 

  •  Éléments perturbateurs (pour 10 financiers)

–          40 g de poudre d’amandes

–          100 g de sucre impalpable

–          35 g de farine

–          2 blancs d’œuf

–          100 g de beurre

 

  •  Péripéties

–          Réalisez un beurre noisette : faites fondre le beurre dans une casserole. Lorsqu’il est totalement fondu, laissez-le chauffer jusqu’à ce qu’il prenne une couleur légèrement brune. L’odeur caractéristique de la noisette se dégage ! (L’odeur de cramé, par contre, c’est mauvais signe).

Un beurre noisette laisse au fond de la casserole un dépôt brunâtre. Grattez la casserole avec une cuillère en bois pour bien détacher ces petits points : c’est eux qui conféreront le goût noisette à vos financiers !

beurre noisette

Oui, il faut aimer le beurre!

 

–          Laissez tiédir le beurre.

–          Mélangez le sucre glace, la farine et les amandes.

–          Versez le beurre noisette  (raclez bien à la maryse pour incorporer les résidus!) et mélangez.

–          Incorporez les blancs d’œuf (tels quels) et mélangez jusqu’à obtenir une pâte bien lisse.

–          Versez cette pâte dans des moules rectangulaires, en fine couche (1 centimètre environ).

–          Déposez-y quelques amandes effilées (pour la déco, mais aussi pour le croquant !).

–          Faites cuire les financiers pendant 12 minutes dans un four préchauffé à 200°C.

–          Lorsqu’ils sont cuits, laissez-les refroidir quelques minutes puis démoulez-les sur une grille.

Financiers

 

 Que lire en mordant dans un financier?

 

Le titre d’un roman, vous l’aurez peut-être noté, m’importe beaucoup. J’aime quand les titres sont poétiques, interpellants, insolites. « La solitude des nombres premiers », de Paolo Giordano, aurait pu me rebuter par sa référence claire aux mathématiques, mais c’est la personnification de ces nombres qui l’a emporté. Et j’ai bien fait de laisser une chance à la mathématicienne qui sommeille en moi (ça c’est faux), car ce livre est un vrai bijou (ça c’est vrai!). Je n’ai pas vu l’adaptation cinématographique, par contre!

Alice et Mattia sont deux électrons libres, deux nombres premiers faits pour être seuls, isolés, toujours. A l’origine de cette solitude, il y a pour chacun un traumatisme originel, qui a fait d’eux des êtres à part. A part, certes, mais liés à certains moments de leur vie. Qu’ils le veuillent ou non, qu’ils agissent en conséquence ou non.

Solitude des nombres premiers

Quelle beauté, cette couverture…

 

Les jumeaux pouvaient aller tout seuls chez Riccardo. Il habitait à dix minutes à pied de chez eux. À trois heures pile, Adele les poussa dehors. « Dépêchez-vous, vous allez être en retard. Et n’oubliez pas de remercier les parents de Riccardo. » Puis elle se tourna vers Mattia.

– « Fais attention à ta sœur. Tu sais qu’elle ne peut pas manger de cochonneries. »

Mattia acquiesça. Adele les embrassa sur les joues, surtout Michela. Elle lui arrangea les cheveux sous son serre-tête et dit amusez-vous bien. Tandis que Mattia avançait, ses pensées étaient rythmées par le bruissement des pièces de Lego qui remuaient dans la boîte comme une petite marée, heurtant les parois de carton. Quelques mètres derrière lui, Michela veillait à ne pas se laisser distancer, traînant les pieds sur la bouillie de feuilles mortes collées à l’asphalte. L’air était inerte et froid. Elle fera tomber toutes les chips par terre, pensa Mattia. Elle accaparera la balle et refusera de la rendre.

– « Tu te dépêches un peu ? » lança-t-il à sa jumelle, qui s’était accroupie au milieu du trottoir et qui torturait un grand ver de terre avec son doigt. Michela regarda son frère comme si elle le revoyait après une longue absence. Elle lui sourit et se précipita vers lui, le ver serré entre pouce et index.

– « Tu es vraiment dégoûtante. Jette-le ! » lui ordonna Mattia en s’écartant.

Michela contempla encore un peu le ver et sembla se demander par quel mystère il se trouvait entre ses doigts. Elle le laissa tomber et s’efforça en clopinant de rejoindre son frère, qui s’était déjà éloigné. Elle s’emparera du ballon et refusera de le passer, comme à l’école, songeait Mattia. Il se tourna vers sa jumelle, qui avait les mêmes yeux que lui, le même nez, la même couleur de cheveux et un cerveau à jeter, et pour la première fois il éprouva une véritable haine à son égard. Il la prit par la main et l’aida à traverser l’avenue, parce que les voitures roulaient vite à cet endroit. C’est alors qu’une idée lui vint à l’esprit. Il lâcha la main de sa sœur, couverte d’un petit gant de laine, et se dit que ce n’était pas juste. Puis, tandis qu’ils longeaient le parc, il changea de nouveau d’avis et pensa que personne ne le saurait. Seulement pour une heure ou deux, pensa-t-il. Seulement pour cette fois. Il changea brusquement de direction en tirant Michela par le bras et pénétra dans le parc. La pelouse était encore humide après la gelée de la nuit. Michela trottinait derrière lui, maculant de boue ses bottines en daim blanc flambant neuves. Il n’y avait personne dans le parc. Le froid dissuadait quiconque de s’y promener. Les jumeaux gagnèrent un endroit planté d’arbres et équipé de trois tables en bois ainsi que d’une grille pour le barbecue. Quand ils étaient en douzième, ils avaient déjeuné là un matin où les maîtresses les avaient amenés ramasser des feuilles mortes, avec lesquelles ils avaient confectionné ensuite d’affreux surtouts à offrir à leurs grands-parents pour Noël.

 



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