Cougnoux

Cougnoux brioche sucre raisins

J’adore les fêtes, j’adore! Pas vraiment pour les cadeaux, mais surtout pour la bouffe… Quelle faste période! Paniers de douceurs remplis de pralines, de petits cochons en massepain, de Jésus en sucre, de cramiques, de craquelins et de cougnoux! Oui, chaque année, on s’en met plein la panse… et la saveur est encore meilleure quand c’est fait maison!

Ces petits pains sucrés sont apparemment connus sous diverses appellations: coquilles, cougnoles ou bonshommes…Je vous propose aujourd’hui une recette qui n’est peut-être pas la recette traditionnelle (aucune idée, en fait…), mais qui fonctionne très bien! Elle n’est pas difficile, mais demande un peu de temps: prévoyez 3 petites heures, pousse et cuisson comprises.

Si vous avez une machine à pain ou un robot ménager, la recette sera plus facile à exécuter. Mais si vous n’en possédez pas, aucun souci, ça vous demandera juste un pétrissage (manuel, du coup…) plus long !

 

  • Éléments perturbateurs (pour 15 pièces de +/- 90 g )

–          500 g de farine

–          125 g d’eau

–          100 g de lait entier

–          1 œuf (+1 œuf pour la dorure)

–          40 g de levure du boulanger

–          50 g de sucre

–          150 g de beurre pommade en morceaux

–          10 g de sel

 

–          150 g de sucre perlé (pour les Belges : la boîte mauve ;-))

–          100 g de raisins secs

 

  • Péripéties

–          Dans un bol (celui de votre robot muni du crochet ou de votre machine à pain), émiettez la levure et versez l’eau et le lait. Mélangez au fouet pour dissoudre la levure.

–          Ajoutez l’œuf et mélangez.

–          Incorporez la farine (si vous n’utilisez pas de robot ou de machine à pain, allez-y avec les mains, c’est plus simple !)

–          Mélangez le sucre et le sel.

–          Ajoutez enfin le beurre en morceaux.

Si vous utilisez un robot ou une machine, pétrissez la pâte pendant environ 10 minutes. Si vous travaillez à la main,  mélangez la pâte sur la table, puis ramenez-la en boule. Répétez cette opération pendant environ 15 minutes : la pâte doit être lisse et homogène. Elle colle ? C’est normal, vous avez vu la quantité de beurre qu’il y a là-dedans ? Mais au mieux vous la travaillerez, au moins elle collera.

–          Lorsque la pâte est lisse et homogène, laissez-la reposer 10 minutes sous un essuie.

–          Mélangez le sucre perlé et les raisins.

–          Incorporez-les à la pâte : appuyez avec votre paume sur la pâte, mettez les raisins et le sucre au centre, et refermez.

  Ensuite, c’est une question de patience : OUI, tous les grains vont se barrer du pâton. OUI, tous les raisins aussi… A vous de les faire revenir dans le droit chemin. Une astuce ? Prenez un coupe-pâte ou un couteau sans dents et coupez la pâte en 4, puis mélangez les morceaux, et ainsi de suite. Attention, ne passez pas trop de temps sur cette étape, car plus vous travaillerez la pâte, moins elle lèvera par la suite !

–          Boulez le pâton (= faites-en une boule), couvrez-le d’un essuie et laissez reposer 10 minutes.

–          Divisez ce pâton en 15 morceaux (vous obtiendrez normalement 15 pâtons de 85-90 grammes).

–          Boulez ces petits pâtons : posez-les sur votre plan de travail, formez une coque avec votre main, ongles vers l’intérieur, et faites des mouvements circulaires en exerçant une petite pression sur le pâton.

–          Laissez encore reposes 5 minutes, toujours sous un essuie.

–          Aplatissez chaque pâton et enroulez-le sur lui-même pour lui donner une forme de sandwich d’environ 8 centimètres.

–          Ensuite, posez vos mains à la verticale : l’une à 2 centimètres environ du bord droit, l’autre à 2 centimètres environ du bord gauche. Effectuez 2 ou 3 mouvements d’aller-retour en appuyant sur le cougnou : vous formerez ainsi la tête et les pieds.

–          Posez les cougnoux sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, en veillant à ne pas trop les serrer (ils vont grossir !). Placez bien la fermeture (ce qu’on appelle la « clé ») vers le bas, sinon vos cougnoux vont s’éventrer en levant (regardez la photo ci-dessous!).

 

Cougnoux brioche sucre raisins

A gauche, une clé mal positionnée. A droite, une clé posée en dessous.

 

–          Recouvrez d’un essuie et laissez monter pendant 45 minutes dans un endroit chaud (la buanderie, pour ma part)

 

–          Fouettez un œuf pour faire la dorure (si vous vous contentez de le mélanger à la fourchette, il risque d’y avoir des filaments de blanc assez disgracieux sur vos cougnoux).

–          Préchauffez votre four à 180°C.

–          Après 45 minutes, dorez délicatement les cougnoux avec un pinceau (si vous y allez trop fort, vous risquez de les faire retomber) et enfournez-les pour environ 12 minutes.

 

 

Cougnoux brioche sucre raisins

 Que lire en mangeant un cougnou?

 

Je ne sais pas pourquoi, mais en préparant les photos de ces cougnoux, je me suis remémoré une anecdote assez inavouable… Je devais avoir 15 ans et, période des fêtes oblige, notre prof de religion nous a demandé d’écrire un texte reflétant notre « état d’esprit de Noël ». J’ai pris (mais sans l’avouer jusqu’à aujourd’hui) un malin plaisir à dépeindre des fêtes de Noël larmoyantes et déprimantes à cause du divorce de mes parents. Or, j’ai toujours très bien vécu la séparation, mais voir le visage de ma prof se décomposer mot après mot… quelle jouissance!

Bref, le sujet de la séparation n’en est pas moins sérieux pour moi. Gavalda l’a, je trouve, remarquablement dépeint dans son court livre « Je l’aimais« . On y aborde la séparation de manière incongrue, car c’est le père du mari adultère qui prend sa (future-ex?) belle-fille sous son aile. Dans la maison de vacances familiale, ils entament une discussion faite de remises en question, de règlement de comptes et de silences porteurs. Un petit bijou.

Je-l-aimais

Le piège, c’est de penser qu’on a le droit d’être heureux.

Nigauds que nous sommes. Assez naïfs pour croire une seconde que vous maîtrisons le cours de nos vies.

Le cours de nos vies nous échappe, mais ce n’est pas grave. Il n’a pas grand intérêt…

L’idéal, ce serait de le savoir plus tôt.

« Plus tôt » quand ?

Plus tôt.

Avant de repeindre des chambres en rose, par exemple…

C’est Pierre qui a raison, pourquoi montrer sa faiblesse ?

Pour prendre des coups ?

 Ma grand-mère disait souvent que c’était avec de bons petits plats qu’on retenait les gentils maris à la maison. Je suis loin du compte, Mamie, je suis loin du compte… D’abord je ne sais pas cuisiner et puis je n’ai jamais eu envie de retenir personne.

Eh bien c’est réussi, ma petite fille !

Je me sers un peu de cognac pour fêter ça.

 Une larme et puis dodo.

 

 

 

 



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