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Cookies noix de cajou, chocolat au lait et fleur de sel

cookies cajou

Un classique, certes… mais la touche de noix de Cajou apporte un petit plus qui vous empêche de vous arrêter à un !

 Éléments perturbateurs :

–          80 gr de sucre

–          80 gr de sucre roux

–          125 gr de beurre pommade

–          1 œuf

–          250 gr de farine

–          4 gr de levure chimique

–          50gr de chocolat au lait

–          50 gr de noix de cajou

–          4 pincées de fleur de sel de Guérande

Péripéties:

–          Réduisez le chocolat au lait et les noix de cajou en très petits morceaux (avec un grand couteau et une planche en bois, c’est très rapide)

–           Fouettez le beurre et les deux types de sucre pour obtenir une crème homogène.

–           Ajoutez l’œuf, la farine et la levure. Mélangez à la main pour agglomérer correctement les ingrédients.

–          Ajoutez la fleur de sel, les morceaux de chocolat et de noix.

–           Formez un boudin avec la pâte et serrez-le dans un film cellophane. Placez ce boudin au frigo pendant 1 heure.

–          Préchauffez le four à 200°C.

–          Détaillez le boudin en tronçons de 3-4 mm d’épaisseur.

–          Disposez les cookies sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

–          Enfournez pour 8 minutes. Ils doivent légèrement dorer.

 A la sortie du four, ils sont encore mous: c’est normal! Laissez-le refroidir sur une grille.

Vous pouvez faire fondre un peu de chocolat au lait et le faire couler en filet sur les cookies. Attendez qu’il sèche… ou dégustez directement!

 

a (3 sur 9)

Conservez-les 4 à 5 jours sans problème, dans une boîte métallique

 

Que lire en dégustant un cookie chocolat au lait, noix de cajou fleur de sel?

 

Qui dit classique de la pâtisserie dit… classique de la littérature! Alors c’est avec un monument littéraire français que je compte vous appâter aujourd’hui: « Le Grand Meaulnes » d’Alain-Fournier.

Bon, c’est peut-être mon bourrage de crâne universitaire qui m’a fait adorer ce bouquin, mais quoi qu’il en soit je vous conseille de le lire avant de regarder le film (déformation professionnelle!).

C’est l’histoire d’Augustin Meaulnes, un jeune homme étrange qui arrive dans un pensionnat et loge dans la même pièce que le narrateur, François Seurel. Ce dernier va assister, comme un témoin, à sa vie mystique, constamment entre rêve et réalité. C’est un roman en trois parties, construit de manière très réfléchie par l’auteur et qui ne dévoile pas tous ses secrets à la première lecture, ni même à la cinquième…Le texte date de 1913 et fourmille de beaux mots, d’expressions chantantes, agréablement désuètes. Il mêle histoire d’amitié et histoire d’amour, toutes deux rendues complexes par le caractère insaisissable du personnage.

le-grand-meaulnes-alain-fournierJe passe encore sous cette fenêtre, écrivait-il. J’attends encore, sans le moindre espoir, par folie. A la fin de ces froids dimanches d’automne, au moment où il va faire nuit, je ne puis me décider à rentrer, à fermer les volets de ma chambre, sans être retourné là-bas, dans la rue gelée.

Je suis comme cette folle de Sainte-Agathe qui sortait à chaque minute sur le pas de la porte et regardait, la main sur les yeux, du côté de La Gare, pour voir si son fils qui était mort ne venait pas.

Assis sur le banc, grelottant, misérable, je me plais à imaginer que quelqu’un va me prendre doucement par le bras… Je me retournerais. Ce serait elle. « Je me suis un peu attardée », dirait-elle simplement. Et toute peine et toute démence s’évanouissent. Nous entrons dans notre maison. Ses fourrures sont toutes glacées, sa voilette mouillée; elle apporte avec elle le goût de brume du dehors; et tandis qu’elle s’approche du feu, je vois ses cheveux blonds givrés,son beau profil au dessin si doux penché vers la flamme…

Hélas! La vitre reste blanchie par le rideau qui est derrière. Et la jeune fille du Domaine perdu l’ouvrirait-elle, que je n’ai maintenant plus rien à lui dire.

Notre aventure est finie. L’hiver de cette année est mort comme la tombe. Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clé et la suite et la fin de cette aventure manquée.

Seurel, je te demandais l’autre jour de penser à moi. Maintenant, au contraire, il vaut mieux m’oublier. Il vaudrait mieux tout oublier.

 

meaulnes

Juste pour le fun, souvenir de cette période de lecture intensive!

 



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