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Cake à l’orange selon Pierre Hermé

Cake à l'orange

Encore une fois, beaucoup trop d’oranges dans le panier à fruits et trop de flemme pour en presser tous les matins.

Du coup, envie de tester une version orangée du cake au citron de Pierre Hermé. Je n’ai rien changé à la version de base, mais j’ai cette fois réussi à imbiber le cake avec la totalité du sirop. Résultat incomparable: un cake moelleux et super goûteux!

 

  • Éléments perturbateurs pour le cake

–          190 g de farine

–          6g de levure

–          le zeste de 2 oranges (de préférence bios et non traitées)

–          180 g de sucre en poudre (Hermé en prévoit 200, mais on peut sans problème en ôter 20 !)

–          3 œufs

–          90g de crème liquide

–          65g de beurre fondu

 

  • Éléments perturbateurs pour le sirop

–          le jus des 2 oranges  (pour vous donner une idée, j’ai obtenu 170 ml de jus)

–          40 g de sucre en poudre

 

  • Péripéties :

–          Beurrez et farinez un moule à cake de 20 cm et entreposez-le au frigo.

–          Mélangez le sucre et les zestes (attention, ne zestez pas vos oranges jusqu’à la partie blanche: vous auriez trop d’amertume!). Laissez reposer 15 minutes pour que l’orange imprègne bien le sucre.

–          Faites fondre le beurre.

–          Ajoutez les œufs au sucre, et faites blanchir le mélange.

–          Ajoutez la crème liquide.

–          Tamisez la farine et la levure et ajoutez-les au mélange en fouettant bien.

–          Incorporez le beurre refroidi.

–          Versez le mélange dans le moule et faites cuire 60 minutes dans un four préchauffé à 160°C.

 

–          10 minutes avant la fin de la cuisson, préparez le sirop en faisant bouillir le jus d’orange et le sucre afin d’obtenir un sirop.

–          Quand le cake est cuit, démoulez-le et remettez-le ensuite dans le moule. (Mais pourquoi donc cette absurdité? Simplement parce que, si vous l’imbibez directement, vous aurez de grandes difficultés à le démouler). Piquez le cake assez profondément avec une pointe (pique à brochette par exemple) un peu partout. Versez lentement la totalité du sirop sur le cake.

 

Ce cake se conserve très bien dans une boîte hermétique.

cake à l'orange

Que lire en dégustant une tranche de cake à l’orange?

 

Aujourd’hui, j’ai envie de parler sérieusement, de mettre de côté les polars divertissants et les histoires « girly ». Aujourd’hui, et je ne sais pas vraiment pourquoi, j’ai envie de partager avec vous un livre prenant mais qui ne verse pas exagérément (voire pas du tout!) dans le pathos.

La couverture de la version « poche » ne vous donnera pas vraiment envie, je peux déjà le parier. Mais passez au-dessus de cette déception, car ce sera la seule!

« Pitié pour le mal » , écrit par Bernard Tirtiaux (cocorico, il vient du plat pays!) se passe pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands font main basse sur quelques chevaux d’une modeste famille wallonne. Choqués et tristes de voir s’éloigner leur cheval préféré, Mutien et Abel se lancent à la poursuite du convoi. Les deux jeunes frères vont alors côtoyer la guerre de près. Leur regard naïf nous offre une autre vision des conflits; la franchise de leurs questions d’enfants donne lieu à des réponses étonnantes. La fraternité est également au centre du récit, puisque les deux frères verront leurs rapports – jadis indéfectibles- mis cette fois à l’épreuve. Certes, la vraisemblance du récit est discutable, mais le réalisme des descriptions et des situations nous emporte sans difficulté d’un bout à l’autre de ce court récit initiatique.

***

Comme Ésaü qui perdit son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, je pactisai avec l’ennemi pour une tranche de pain au pâté.

Dans son coin, Mutien était révolté.

– Belo, touche pas à ça! Tu te rends compte de ce que tu fais?

– J’ai faim! répétai-je piteusement.

– Ton petit frère a faim et toi aussi. Prends un bout de pain, un peu de viande? La guerre est finie. Tu le vois bien! Nous rentrons chez nous en Allemagne…

– … Avec nos chevaux! coupa Mutien. Vous vous fichez bien de savoir comment on va rentrer les pailles, comment on va faire pour préparer les terres, déjà que papa a été tué par des … comme vous.

Je pris deux bonnes bouchées de cette tartine qui m’avait été présentée. J’hésitai pour la troisième à cause du silence qui suivit la sortie de mon frère.

– Pardon pour mon peuple, formula Gunther tout en rassemblant ses victuailles.

– Mais ce n’est pas une réponse! explosa Mutien.

– Qui a dit que c’était une réponse? C’est une prière.

Il se leva avec lenteur et rectifia d’un ton mortifié, presque inaudible.

– Pitié pour le mal!

Du haut de mes huit ans, je n’ai pas saisi la nuance.

***

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